To content | To menu | To search

31 Aug 2014

10 random thoughts about Beyoncé / 10 trucs au sujet de Beyoncé

Truc n°1. Personne ne peut reprendre les chansons de Beyoncé



Le premier candidat de téléréalité qui reprend Crazy In Love se fait sortir par les rouges du jury et les votes du public en moins de temps qu'il faut pour twerker. Peu d'artistes mainstream parviennent à incarner leur personnage musical de façon aussi aboutie, et sur la durée : il est extrêmement risqué de s'attaquer à du Céline Dion, du Madonna ou du Michael Jackson sans passer pour un baltringue. Si tu en doutes, mate ce duo Janelle Monáe / Kimbra : alors que la première cartonne et bouffe la chanson, l'autre rame comme une mauvaise choriste. Cela dit, avec les bonnes chansons, il y a toujours matière à… The Weeknd s'en est sorti, en refroidissant Drunk In Love au point d'en faire une version complètement dépressive, loin de l'ode amoureuse que le morceau est à l'origine. Autre possibilité : faire des reprises sans musique ni choré, comme les Beyoncélogues de l'hilarante, mais pas que, Nina Millin.

Truc n°2. Beyoncé n'est pas ma chanteuse préférée



Malgré ses prouesses vocales, son talent l'inscrit à un autre niveau : elle parvient à incarner une sensualité épanouie qui ne cède jamais à la facilité braillarde d'une Christina Aguilera, pour ne citer qu'elle, ni à la vulgarité agressive de Rihanna. Pour preuve, Glastonbury en 2011 : sa reprise de l'imparable The Beautiful Ones de Prince, enchaînée avec Sex On Fire (rien que le titre…) de Kings of Leon, dont je te dispense dans sa version originale (si tu insistes, c'est par là). Toujours sur le point ("on the verge of", comme on dit en anglais) d'en faire trop, elle garde le contrôle des deux chansons et les transcende en une célébration du désir dans ce qu'il a de plus cru mais aussi de plus commun.

Truc n°3. Beyoncé ne porte pas de perruques


Enfin si. Mais pour faire joli, pas comme toutes ces petites pétasses qui changent de coloration à chaque nouveau single (et je ne te parle pas de Jessie J au crâne rasé pour les enfants malades). Entamée au tournant des années 10, cette tendance relève autant de la mode, de l'affirmation personnelle (je fais ce que je veux avec mes cheveux) que du marketing : la Katy Parry aux cheveux bleus correspond à sa période California Gurl, ladite perruque a été immolée dans un teaser vidéo au moment du lancement de l'album suivant. Ne serait-ce pas aussi un moyen pour les maisons de disques de s'assurer que les medias ne ressortent pas de vieilles photos, celles qui permettraient de se rendre compte qu'un menton a été redessiné ou un nez affiné entre deux disques ? Sia a poussé le procédé au maximum au début de l'été pour son nouvel album : ayant toujours refusé de devenir une starlette chantante, la jeune femme éloigne son visage des caméras. Elle s'est construit une image à partir de son carré blond platine. Même de dos, ou allongée sur un lit, on la reconnaît. Même si en fait, on n'est jamais vraiment sûr que ce soit bien elle qui chante…

Truc n°4. Beyoncé n'est pas noire



Enfin si. Mais non. Bien sûr, elle est mariée à Jay Z (pour l'instant ?), bien sûr elle traîne avec la crème du hip hop américain, mais elle fait de la musique urbaine comme d'autres font des cookies : pas de façon subversive, juste parce que ça fait partie de l'ADN de l'Amérique. A ses débuts, le r'n'b se remettait à peine du new jack, cette chose blanche faite par des noirs pour des blancs qui se prenaient pour des noirs (Ophélie Winter, si tu me lis…). Comme Stevie Wonder ou Marvin Gaye bien avant elle, elle a eu la chance / le flair de choisir des chansons qui ont dépassé le cadre réducteur de ses racines afro-américaines pour en faire des hymnes vaguement intersectionnels. A ce titre, If I Were A Boy en est un des exemples les plus parlants, où elle pose la question du genre, voire même, l'ayant réenregistrée en espagnol, de l'origine ethnique. Je ne suis pas sûr que plus de 1% de sa fanbase réfléchisse à ça. Heureusement, certaines universités amerloques ont lancé les Beyoncé studies pour donner un peu de sens au déferlement d'hystérie, de memes et de gifs

Truc n°5. Beyoncé ne sera jamais présidente des Etats-Unis



Sans préjuger de son avenir, je ne crois pas que Beyoncé elle-même pense avoir un destin politique. Si Ronald Reagan était le produit de son Amérique contemporaine, Beyoncé est plus que cela : une icône socioculturelle qui dépasse les frontières de son pays natal. Ayant frayé avec Shakira et avec le rappeur chinois Vanness Wu dès le début de sa carrière solo, elle appartient davantage à la jet set, comme Jackie Kennedy en son temps et Kate Moss aujourd'hui.
Elle a eu beau faire du vrai-faux play-back à l'investiture de Barack Obama, cela ne lui ouvre pas un avenir à la Maison Blanche : Ricky Martin avait chanté pour l'inauguration de George W. Bush en 2001 (hé ouais), il n'est pas devenu Secrétaire d'Etat pour autant.

Thing #6. Beyoncé is Prince and Björk at the same time



Funny enough, I never read anywhere (put a ring on it if I missed anything) that Drunk In Love sounds like a mashup of Prince’s finest love songs, the luscious and sexually driven ones, and Björk’s most famous vocalistic hooks : "in lo-o-ve" always reminds me of the extreme "sta-ate of emergency" that the Icelandic diva longs for when she’s calling out for her lover. When Björk often insists on describing metaphorical feelings, Beyoncé brings them down to their most trivial expression: getting drunk with her lover is the best hangover, in the same manner that Prince described how life could be if (s)he was somebody’s boyfriend, in the teeny-tiny little aspects of life, like picking up their clothes before they went out for example.

Thing #7. Beyoncé is the ultimate post-disco diva


When Bey was born, disco was agonizing. Not in the sense that disco music wouldn’t last a few more years through the eighties, of course. But she is definitely no Donna Summer, even though she sampled Love To Love You Baby on Naughty Girl in 2003, sucking out the disco vibe and only keeping Moroder's groove. From Madonna to Lady Gaga, almost every female popstar paid homage to disco mythology (of course they should) but Beyoncé never fell for the nostalgic side. So far. Some of her most disco-ish songs (handclaps, whirling background vocals and booty shakes…) decidedly avoid the parody trap: the delicious Work It Out (2002) is more a tinaturneresque digital funk track thanks to the Neptunes production while Blow (2013) screams disco but never goes there, bouncing back and forth between Pharrell’s r’n’b gimmicks and Timbaland’s hip hop beatbox.

Thing #8. Beyoncé is no one but Beyoncé


I mean, she can't pretend to be someone else. Cadillac Records, the movie, was terrible. Her playing Etta James was an embarassment. First, she’s not that good as an actress (neither are Madonna and Diana Ross nor was Whitney Houston, so it’s not a shame for a pop singer). Have really the movie producers believed that viewers would actually go watch Etta James’ biopic, and not a superstar, who sells more records in one week than Etta in her whole life, mimicking the highs and lows of a coloured but flawed but talented but striving rhythm & blues singer from the 60s? Same goes for Dreamgirls, except that Jennifer Hudson stole the movie. With just one number. The only movie she was OK in? Obviously, Austin Power's Goldmember, in which she portrayed an undercover spy / singer. Call that acting if you want.

Thing #9. Beyoncé is the first female pop star in the blooming post-gender world


I was at the barbershop the other day and the big screen in the back was playing music videos. Pretty Hurts came and I could hardly hear the music. So I watched it almost as a silent short movie. In 2014, you can't be a female performer and keep on pretending to have a naturally flawless physique, unless you're lying to yourself more than to your audience. Beyoncé appears as a beauty pageant contestant, the epitome of would-be pulchritude, struggling with the downsides of it: eating cotton pads and making herself throw up to stay thin, being second best, jealousy, rivalry and defeat, the shallowness of it all. Yet, she manages to tell more that decry superficiality: at the end, she is in tears and still keeps her humanely luminous aura, which reaches far beyond's little girls broken dreams. She tells everyone's need to hope for better. And it brings us back to the spoken part of the song, when she answers Harvey Keitel's question: "What is your aspiration is life? - (thinking) To be happy". Pharrell couldn't sing it better.

Thing #10. Beyoncé is the only Destiny’s Child

tumblr_litje7dATa1qzcnljo1_500.gif
Forget LaTavia Roberson. Forget LeToya Luckett. Forget Farrah Franklin. Forget Michelle Williams (that’s hard to write, I used to looooooooove her vocal parts, especially on Soldier). Forget Kelly Rowland (never liked her anyway). Forget Bills Bills Bills and Bootylicious. Forget even Independant Women, it's just a Beyoncé classic, one that she recorded with her high school musical girlfriends.
You can keep Say My Name, only because the only name you're gonna remember is Beyoncé's.

"Of course sometimes shit goes down
when there's a billion dollars on an elevator."

(gifs found on Tumblr)

28 Mar 2014

Catching up

SUMMER AUTUMN WINTER SELECT
1 Prelude to Audiotronics = PNS
2 Don't Call It Love (12" version) = Zero 7
3 Gotas = Taiguara
4 Youth (Le Youth remix) = Foxes
5 Embrace (version) = Hayden James
6 Ain't Got Nobody (Original mix) = Sísý Ey
7 Until We Shine (Original mix) = David August Feat. Yvy
8 I'm Gonna Leave You = Melanie De Biasio
9 Blue Canary = Ayumi Ishida
10 Galaxy (I'm the Ruler) = Bill Campbell & Aaron Harry
11 I Can't Give Back The Love I Feel For You = Suzee Ikeda
12 Mi Chico Favorito = Susana Estrada
13 Skater Lady = Rollergirl
14 Watching The World (Prins Thomas diskomiks) = Surahn
15 Wild Fancy Sampler = Scha Dara Parr
16 Together = Celi Bee & The Buzzy Bunch
17 Living With My Best Friend = Ruthann Friedman
18 Idhu Oru Nila Kalam = S. Janaki & T.V.Gopalakrishnan
19 Mad George = Don Cooper
20 I Don't Think I Know Her = Tee & Cara

Claude Debussy au piano dans la propriété d' Ernest Chausson à Luzancy.
SPRING SELECT 2014
1 An Angel With No Halo (Prince Fatty dub) = Nostalgia 77
2 Malvina = Maria Creuza
3 Lúcia Esparadrapo = Betinho
4 Love Story = Miki Hirayama
5 I Can Tell = John Handy
6 (It's) Rough Out Here = The Modulations
7 Two Worlds = Amerigo Gazaway feat. Kanye West
8 Désordre Musical = Les Pachas Du Canapé Vert
9 A Brand New Wayo = Mixed Grill
10 Wait = Obey City
11 Aerosol Can = Major Lazer feat. Pharrell Williams
12 We Do Fiesta (Original mix) = Greeko
13 Jerk Ribs (Beatnik remix) = Kelis
14 Something In The Air (Bonobo remix) = Maya Jane Coles
15 World From A Cloud = Marcelo
16 Blue Dream = Jhene' Aiko
17 I Am Ocean = Laraaji
18 Irene = Rodrigo Amarante
19 Black Trombone = Catherine Sauvage
20 Down To The Sound = Bibio

download CD1+CD2

Why couldn't it be lasting
just one more day?

(Original image:
Claude Debussy au piano dans la propriété d' Ernest Chausson à Luzancy,
Anonyme)

(Music selection and cover design by PlayPause)

05 Jun 2013

We are Light and Love

springselectmmxiii.gif
I. THE MAZE (CHROME CANYON REMIX) : CHATEAU MARMONT + II. ONE TYPE OF DARK (TA-KU REMIX) : GINGER & THE GHOST + III. HOT JAZZYBELLE : KAYTRANADA + IV. BAR À COUGARS INTERLUDE : SOULEANCE + V. LOVE IS THE BEST : INDIGO + VI. THAT’S WHAT FRIENDS ARE FOR : MADELINE BELL & ALAN PARKER + VII. THIS PARTY IS JUST FOR YOU (12”) : SPECIAL TOUCH + VIII. WARM SPELL (LARRY GUS REMIX) : SINKANE + IX. BRINGING YOU DOWN : JONAS RATHSMAN + X. LOVE LIKE THIS (STEFFI GRAF REMIX) : BIXEL BOYS + XI. AFRICAN LOVE SONG (FTS RE-EDIT) : GEPY & GEPY + XII. EL AYER JUNTO A TI : MILLY CON LOS VECINOS + XIII. AIN’T NO SUN (SINCE YOU GONE) : THE DYNAMICS + XIV. 불어라 봄바람 : KIM JUNG MI + XV. FAMLA : SAM FAN THOMAS + XVI. IT’S ALL OVER NOW BABY BLUE : RICHIE HAVENS + XVII. ANOTHER TIME : THE APRYL FOOL

SPRING SELECT MMXIII

Please hold the line,
we are trying to connect you
[Vivaldi's La Primavera endlessly playing]

(Music selection and cover design by PlayPause,
original pictures taken from any wallpaper website
font: Calendas Plus)

14 May 2013

Où sont les fembots ?

Machos after all En choisissant d'intituler l'album Random Access Memories, les Daft affichent clairement leur concept : souvenirs-souvenirs, un peu de ceci, un peu de cela. Au petit bonheur la chance, suis-je tenté d'ajouter. Ils se sont fait plaisir, on ne peut pas le leur reprocher étant donné la clique classe qu'ils ont réussi à rassembler autour d'eux. (Cela dit, pas l'ombre d'une femme à l'horizon : la misogynie nerd et adolescente du duo de potos commence à se voir…)

Les gars chez Columbia ont dû sauter de joie quand ils ont appris qu'ils allaient avoir un disque de dance molle, avec des featurings prestigieux et hype, plutôt qu'une expérimentation casse-gueule comme le fut Human After All. Hum. Alors, RAM, un album dance ? Peter Rauhofer, encore tiède, doit déjà se retourner dans sa tombe.

Give Life Back To Music sonne comme l'aveu de ce qu'est RAM, et de ce qu'il ne sera pas : un disque "live", avec des instruments. Ca pourrait être alléchant, une belle promesse. Mais dès ce premier morceau, on comprend bien qu'on est dans l'hommage, regard dans le rétro, plutôt que dans la re-création à proprement parler. Au sein même de l'album, les morceaux se marchent sur les pieds : Give Life Back to Music sonne comme une maquette de Get Lucky sans Pharrell. And so on.

Giorgio by Moroder est un morceau bien malin, qui hésite entre suite jazz discoïde et référence pas du tout masquée aux sons du Moroder de la fin des années 70, The Chase en tête. En réalité, cela me fait plus penser à du Cerrone, son concurrent français. Ce n'est pas honteux, mais du coup, c'est hors sujet… Après un passage complètement superflu de scratch qui n'a rien à voir avec la choucroute, tout cela se termine dans un dégueulis de guitares dont même Bon Jovi jeune n'aurait pas eu envie sur une de ses chansons.

Alors à ce moment-là, on peut se poser la question : Daft Punk est-il toujours un groupe électro ? Si c'est parce qu'ils ont besoin d'électricité pour faire marcher les micros, passe encore. Mais il ne reste plus rien du son anorganique propre à l'électro historique, et qui traversait leurs premiers titres jusqu'à certains passages "vénères" de Human After All, plus rien de la froideur synthétique qui baignait les morceaux les moins mélodiques de Tron : L'Héritage.

Sur la plupart des morceaux, la batterie sonne très sèche, comme des boîtes en carton, plus que comme la section rythmique d'un groupe funk. Là encore, le grand écart entre leur vieux son et la direction qu'ils ont choisie semble inabouti. Il faut attendre Contact, à la fin de l'album, pour que la batterie se réveille et se révèle dans un maelström de guitare saturée et de boucles acides, qui rappellent toutefois davantage Human After All que le premier album. Peut-être un clin d'oeil aussi à Aerodynamite (remix d'Aerodynamic), qui reste pour moi un de leurs morceaux les plus épiques et les plus efficaces parce que débarrassé du blabla robotique.

Je sais pas pour vous, mais le vocoder, ou l'autotune, ou whatever outil de filtre vocal, ça me casse les pieds 99% du temps. Le charme d'une voix ne réside-t-il pas dans les souffles, la vibration, parfois l'hésitation ? Un morceau comme Within n'arrive pas à la cheville de Something About Us, leur chef d’œuvre slow, parce qu'il ne propose pas grand chose de nouveau, malgré la présence délicate de Gonzales. Idem sur Instant Crush, intitulé comme un appel à l'achat impulsif, où la voix de Julian Casablancas n'existe plus, noyée dans un ritournelle midtempo hyper prévisible. Je vous mets au défi de passer ça en soirée pour faire bouger le cul des gens.

Au fond, RAM me rappelle que je ne suis pas un fan de Daft Punk, que leus élans créatifs me touchent assez peu malgré leur amour indéniable de la musique, leur culture et leur flair. Je suis resté par exemple complètement hermétique à un morceau comme Touch, qui aurait pourtant pas mal d'atouts pour me plaire. Peut-être que le douze-millième degré m'échappe, j'entends surtout un gros délire sans queue ni tête, ni humour. Certains loueront la "liberté créative", j'entends surtout un pastiche de space-funk des années 70 qui n'apporte rien au genre (ledit genre n'ayant pas apporté grand chose à la musique).

C'est peut-être bien ça le problème : trop calculé pour être daft, trop Saint Laurent pour rester punk, Random Access Memories n'apporte pas grand chose à la musique non plus.

Let me get straight to the point: Random Access Memories is not a horrible album, it's going to sell well (it already is). But it's the record they should have made in 2005, instead of the infamous Human After All. At that time, nobody really wanted to hear about Nile Rodgers or Giorgio Moroder, Julian Casablancas and Panda Bear were super indie, and Pharrell Williams wasn't the fashion icon he is now. The whole project wouldn't have sounded as market-orientated, less French than ever, as it is today.

But hey, who am I to say what they should have done in their place? Didn't they willingly choose to stick to their ManMachine sci-fi concept, going from Human After All to Tron: Legacy? This path seemed like a dead end, both albums being notable flops.

The title Random Access Memories sums up the record's concept: a little bit of this (funk), a little bit of that (rock), provided that it reminds of the good old days (i.e. the artists childhood, Rosebud always). Daft Punk are the epitome of what the major companies need and want from their international acts: something quickly recognizable. Label it "dance music", even if more than 2/3 of the tracks are mid or downtempo. Label it "electronic music", even if the drums sound like cardboard boxes and all the instruments are played live. Label it "arty", even if it's mostly parody. Before I listened to the record, everything I read about it screamed "Lady Gaga album without Lady Gaga". Now that I've heard it, I acknowledge Daft Punk's effort is far more enjoyable, mostly because it's more comfortable. That's the price to pay when you don't (try to) break the rules anymore.

About Get Lucky, everything has already been said. But I didn't read anywhere that, despite the track's good vibe, it lacks of the sexual emergency that pervade the lyrics. A faster tempo would have worked better, and I am deeply convinced that it's a mistake to have Pharrell Williams as the main and sole vocalist. It could have worked as a dialogue, and it would been a killer track if performed by Kylie Minogue or whatever K-Pop high-pitched and bubbly princess.

Funny also how these two Kings of Pop (or maybe Dukes is more than enough) assert themselves as male robots, surrounded by male musicians. Of course they talk of love all the time, and since they are not known for any gayness, women are present throughout several songs. But it's an absolute shame that no lady ended in the studio with them. (Don't tell me that there isn't a disco or funk or 80s rock icon that happens to be also a woman.)

Or it's just another sign of the times, sex equality is still an issue. Duh.

I know for a fact, an insider told me this years ago, that they turned down Madonna's offer to produce what was to become the Music album. I also know for a fact that they did record some demos with Britney Spears when she was growing up from Oops! I Did It Again to I'm A Slave 4 U. But none of these collaborations went through.

As far as I know, the only Daft Punk female collaborationss are a remix they did for British singer Gabrielle, back in 1995, and a version of Technologic featuring Peaches in 2006. Is there anything wrong with this pair of high school buddies ? They're now full grown-ups with wives and families, but still they show, at least, shyness when it comes to girls.

So let's just listen to Get Lucky with different ears : doesn't this song tell the story of a guy who needs luck to get with a chick? So unFrench, so nerdy. Come on Pharrell, I know you can do better...



"We've come too far to give up who we are",
c'est pas un argument de parvenu ?

(Image by Hajime Sorayama,
taken from e621.net)

10 Feb 2013

let's go to the discothique

ws2013web.jpg
1. Bazazz Tengoku - The Cupids ¤ 2. Amada Mia, Amore Mio - The Starlite Orchestra ¤ 3. Ain’t Nothing Gonna Keep Me From You - Teri DeSario ¤ 4. Get Up Get Up - Daniel Wang ¤ 5. Sunset (original mix) - Compuphonic feat. Marques Toliver ¤ 6. Hoooooray - Coma ¤ 7. So Below - Vin Sol ¤ 8. The Fall (Maurice Fulton alt remix) - Rhye ¤ 9. Be Your Girl (Kaytranada extended edition) - Teedra Moses ¤ 10. Treat Me Like Fire - Lion Babe ¤ 11. Love (Your Pain Goes Deep) - Frankie Beverly & the Butlers ¤ 12. Disco Jack - Jackie Mittoo ¤ 13. Cumbia Sampuesana - Alfredo Gutierrez y sus Acordeones Dorados ¤ 14. Think Twice - Donald Byrd ¤ 15. Mashote do Rio - MashmyAs$ ¤ 16. Walkin’ In The Sun - Rufus & Chaka Khan ¤ 17. Every Time Is The Last Time (feat. Sandi Hewitt) - Teruo Nakamura & the Rising Sun Band ¤

¤ WINTER SELECT 2013 ¤

Tropiques au compteur, change pas le moteur

(Music selection and cover design by PlayPause,
original picture taken from any wallpaper website)

- page 1 of 24